# The far right is mobilizing against Trump AI czar David Sacks
**Date de l'événement :** 05/12/2025
* Publié le 05/12/2025

## Notre decryptage
La fracture s'agrandit au sein même du camp conservateur américain sur la question cruciale de la régulation de l'intelligence artificielle, opposant les ambitions de la Silicon Valley à la défense de la souveraineté humaine et créative. Alors que le Congrès vient d'écarter l'idée d'interdire aux États de légiférer sur l'IA via la loi d'autorisation de la défense nationale (NDAA), une nouvelle rumeur émanant de la Maison Blanche a mis le feu aux poudres ce mercredi : le président Donald Trump envisagerait de signer un décret exécutif controversé. Ce texte donnerait au gouvernement fédéral le pouvoir de sanctionner les États qui tentent d'encadrer le développement de l'IA par leurs propres lois. Au cœur de cette tempête politique se trouve David Sacks, investisseur milliardaire et "Tsar de l'IA et des Crypto" de la Maison Blanche. Le projet de décret, qui a fuité avant Thanksgiving, lui conférerait une influence démesurée sur la politique technologique américaine. L'objectif affiché est de permettre une innovation débridée en empêchant la fragmentation réglementaire, mais cette approche centralisatrice et favorable aux géants de la tech provoque une levée de boucliers inattendue chez les partisans les plus fervents du "Make America Great Again" (MAGA). Pour les commentateurs de la droite radicale, comme ceux du "War Room" de Steve Bannon, cette manœuvre est perçue comme une trahison. Loin de voir l'IA uniquement comme un moteur économique, cette frange de l'électorat y perçoit une menace existentielle pour les travailleurs américains, les valeurs traditionnelles et l'intégrité de la création humaine face à l'automatisation. Joe Allen, critique influent de l'IA, a ainsi averti que signer ce décret déclencherait la colère de ceux qui comptaient sur Trump pour les défendre non seulement contre l'immigration, mais aussi contre les entreprises technologiques, qu'ils considèrent désormais comme la plus grande menace pour leurs emplois et leurs droits fondamentaux. En coulisses, la bataille fait rage entre les technocrates pro-innovation et les stratèges politiques. Des experts en politique de l'IA et des lobbyistes tentent de persuader le président qu'un moratoire sur les lois locales serait un suicide politique. La figure clé de cette résistance interne semble être Susie Wiles, la cheffe de cabinet de la Maison Blanche, connue pour sa discipline et sa capacité à éviter les drames inutiles. Elle est perçue comme la seule capable de freiner les ambitions de Sacks, comprenant qu'une telle décision aliénerait une base électorale déjà méfiante envers la "Big Tech". Les sondages confirment cette inquiétude : une vaste majorité bipartite d'Américains s'oppose à l'idée d'empêcher les États de réguler l'IA. Cette hostilité est particulièrement marquée chez la base MAGA, qui craint les impacts de l'IA sur la sécurité de l'emploi et la santé mentale des enfants. Soutenir un moratoire pourrait s'avérer désastreux pour les futures ambitions présidentielles de républicains alignés sur cette base, comme le vice-président J.D. Vance, d'autant plus que le Parti républicain a récemment subi plusieurs revers électoraux significatifs, notamment à New York et en Virginie. Le projet de décret, tel qu'il a été rédigé, placerait le ministère de la Justice dans la position délicate de devoir poursuivre les États protégeant leurs citoyens contre les dérives de l'IA, qualifiant leurs lois d'onéreuses. Cette stratégie agressive, poussée par une "broligarchie" de la tech qui contourne les législateurs pour parler directement au président, a rendu le concept de préemption fédérale politiquement radioactif. Même au sein de l'industrie, une division s'opère entre les acteurs établis, conscients des limites politiques, et des investisseurs comme Sacks ou Marc Andreessen, déterminés à ne rien céder pour accélérer le déploiement de ces technologies, quitte à bousculer les structures créatives et sociales existantes.

### Galerie d'image
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### Source
**[The Verge](https://www.miacc.fr/structure/the-verge_tF1wG79oP5jVtVJcuFZI)** 


## Article original écrit par
Tina Nguyen

## Article
![](https://platform.theverge.com/wp-content/uploads/sites/2/2025/03/STKP213_DAVID_SACKS_B.jpg?quality=90&strip=all&crop=0,0,100,100)

Washington lawmakers had barely finished processing the news that Congress would not put a state AI law ban into the National Defense Authorization Act (NDAA) when a new rumor began trickling out of the White House on Wednesday: President Donald Trump would, indeed, sign an executive order that would ostensibly assign the federal government the ability to punish states for writing their own AI laws.

There was the possibility that it would be as drastic as [the one that had leaked from the White House weeks before](https://www.theverge.com/ai-artificial-intelligence/829179/david-sacks-ai-executive-order), which would have given David Sacks, billionaire venture capitalist and the White House's AI and crypto czar, immense influence o …

[Read the full story at The Verge.](https://www.theverge.com/ai-artificial-intelligence/838776/maga-ai-executive-order-david-sacks)

### Date
05/12/2025

**Lien :** [https://www.theverge.com/ai-artificial-intelligence/838776/maga-ai-executive-order-david-sacks](https://www.theverge.com/ai-artificial-intelligence/838776/maga-ai-executive-order-david-sacks)

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