# I quit all my AI fitness plans, and I feel free
**Date de l'événement :** 12/12/2025
* Publié le 12/12/2025

## Notre decryptage
Résumé Pour retrouver sa condition physique perdue, la journaliste Victoria Song a testé trois coachs basés sur l'intelligence artificielle : Fitbit, Peloton IQ et Runna. Le verdict est sans appel : si l'IA excelle dans le traitement des données, elle échoue lamentablement sur le plan humain. Manque de psychologie, conseils génériques et absence de véritable responsabilité ont transformé l'entraînement en corvée. C'est finalement en éteignant ses écrans et en écoutant sa propre intuition créative qu'elle a brisé ses plafonds de performance. Une leçon sur les limites de la technologie face à la complexité du vivant. J'AI ABANDONNÉ TOUS MES PLANS D'ENTRAÎNEMENT PAR IA ET JE ME SENS LIBRE Un coach IA est un piètre partenaire de responsabilité. Parfois, la meilleure chose à faire pour retrouver l'inspiration et la performance est d'ignorer tout ce qu'il raconte. Par Victoria Song - 12 Décembre 2025 L'année dernière à la même époque, j'étais au sommet de ma forme : j'avais réduit mon temps de course de 16 minutes sur six kilomètres, je soulevais de la fonte plusieurs fois par semaine et j'avais perdu du poids. Je me sentais invulnérable. Puis, la vie a repris ses droits. Un an plus tard, le bilan est lourd : stress, blessures, maladies. J'ai repris du poids et mes performances se sont effondrées. Frustrée, j'ai décidé le mois dernier de confier ma rédemption sportive à la technologie en testant trois coachs pilotés par l'intelligence artificielle : le coach santé de Fitbit, Peloton IQ et Runna. L'objectif était de préparer une course de 5 km et de battre mon chronomètre qui avait glissé vers les 40 minutes. J'ai couru cette course la semaine dernière. J'ai amélioré mon temps de cinq minutes. Mais seulement après avoir dit à ces trois IA d'aller se faire voir. Je ne suis pas technophobe par principe. Face à l'avalanche de données que génèrent nos vies, l'idée d'un guide intelligent pour structurer le chaos semble séduisante. La promesse de ces outils est de démystifier l'entraînement et de personnaliser l'effort. On confie à l'IA ses objectifs, ses contraintes médicales ou matérielles, et théoriquement, elle sculpte un programme sur mesure. En théorie, j'apprécie ce que tente de faire le coach de Fitbit. En pratique, c'est une entité que l'on peut trop facilement manipuler. C'est ici que l'illusion de la créativité algorithmique s'effondre face à la réalité humaine. Le premier échec de ces systèmes réside dans l'absence totale de responsabilité morale. Il est d'une facilité déconcertante de mentir à une IA pour obtenir du repos. Si vous voulez de la fermeté, vous devez la programmer, et même là, vous pouvez la désactiver. Là où un coach humain ou un ami vous pousserait à vous dépasser, à transformer votre fatigue en énergie créatrice, l'IA vous dira simplement : "Reposez-vous, soyez doux avec vous-même". Je me considère disciplinée, mais je reste humaine. J'ai manipulé l'IA de Fitbit pour éviter l'effort sans jamais être confrontée à mes contradictions. Avec Runna, abandonner un programme est un jeu d'enfant. Il n'y a aucune conséquence, si ce n'est une culpabilité que l'on rationalise vite. L'IA ne possède pas cette intelligence émotionnelle nécessaire pour discerner quand nous avons besoin d'un coup de pied aux fesses ou d'une véritable pause. Le second problème est la banalité affligeante des conseils. L'IA manque cruellement d'insight créatif. Elle repackage des évidences : "Dormez huit heures", "ne partez pas trop vite". Pour un débutant, c'est utile. Pour quelqu'un d'expérimenté, c'est du bruit. L'IA de Runna m'a appris que j'étais inconstante dans mon allure, une information que je possède depuis dix ans. Pire encore, l'IA manque de souplesse contextuelle. Fitbit insistait pour que je coure sur tapis roulant à cause du froid, ignorant ma haine viscérale pour ces machines et ma préférence pour l'air libre, même glacial. Elle a noté ma préférence, pour mieux replanifier une séance sur tapis le lendemain. Après deux semaines à lutter contre ces injonctions numériques, j'ai couru ma course annuelle de Thanksgiving. Ce fut un calvaire. Mes jambes étaient lourdes, non pas d'effort, mais de surcharge cognitive. Toutes les 30 secondes, une voix synthétique interrompait ma musique pour me donner des statistiques. Résultat : une course misérable bouclée en 41 minutes et une analyse post-course par l'IA qui m'a donné le vertige par sa complexité inutile. C'est à ce moment précis que j'ai réalisé que je déléguais mon intuition à des algorithmes. Je passais mon temps à coacher les outils censés me coacher. J'avais perdu le plaisir, l'art de courir. J'ai alors tout supprimé. J'ai enlevé ma montre Fitbit, ignoré l'IA de Peloton et supprimé mon plan Runna. J'ai changé de mentalité : au lieu de chercher la performance par la data, j'ai cherché à ressentir l'énergie du jour de course. La semaine dernière, lors de ma nouvelle course, j'ai à peine regardé ma montre. Je n'avais aucune idée de mes temps de passage, mais j'étais fière de ne pas avoir marché, malgré un parcours vallonné. Selon mon Apple Watch, j'ai fini en 36 minutes. C'est cinq minutes de mieux que sous tutelle de l'IA. Ce n'était pas une course parfaite, mais c'était une course ressentie, vécue. C'est là le cœur du sujet : améliorer sa santé est une bataille mentale, un acte de création de soi entre qui l'on est et qui l'on veut devenir. L'IA est incapable de s'investir dans ce voyage car elle ne vous connaît pas. Elle ne connaît que des points de données. Au final, c'est à vous de faire preuve de discernement et de créativité pour savoir ce qui est bon pour vous. Et parfois, cela signifie simplement dire à l'IA de se taire.

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### Source
**[The Verge](https://www.miacc.fr/structure/the-verge_tF1wG79oP5jVtVJcuFZI)** 


## Article original écrit par
Victoria Song

## Article
![Over the shoulder shot of someone reading a lengthy AI insight from the Runna app](https://platform.theverge.com/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/258195_optimizer_AI_workout_summary_AKrales_0010.jpg?quality=90&strip=all&crop=0,0,100,100)

AI sure does use a lot of words to say very little.

_This is_ [Optimizer](https://www.theverge.com/optimizer-newsletter)_, a weekly newsletter sent every Friday from Verge senior reviewer_ [_Victoria Song_](https://www.theverge.com/authors/victoria-song) _that dissects and discusses the latest phones, smartwatches, apps, and other gizmos that swear they're going to change your life._ Optimizer _arrives in our subscribers' inboxes at 10AM ET. Opt in for_ Optimizer _[here](https://www.theverge.com/newsletters)._

This time last year, I'd cut 16 minutes off my four-mile run time, was lifting three to four times a week, and had lost 10 pounds after a consistent six months of training. I felt _amazing._ Then life happened.

A year later, I haven't run more than a 5K in three months, I gained back those 10 pounds from stress, and have been beset b …

[Read the full story at The Verge.](https://www.theverge.com/column/843420/optimizer-fitness-ai-coaching-plans-quitting-runna-peloton-iq-fitbit-ai)

### Date
12/12/2025

**Lien :** [https://www.theverge.com/column/843420/optimizer-fitness-ai-coaching-plans-quitting-runna-peloton-iq-fitbit-ai](https://www.theverge.com/column/843420/optimizer-fitness-ai-coaching-plans-quitting-runna-peloton-iq-fitbit-ai)

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