# AI image generators are getting better by getting worse
**Date de l'événement :** 14/12/2025
* Publié le 14/12/2025

## Notre decryptage
Résumé Les générateurs d'images par intelligence artificielle franchissent un nouveau cap paradoxal : ils atteignent un réalisme saisissant en dégradant volontairement la qualité visuelle. Fini le lissage artificiel caractéristique des débuts ; des modèles comme le nouveau Nano Banana de Google imitent désormais le grain, le contraste excessif et les défauts de traitement propres aux photographies de smartphones. Cette appropriation de l'esthétique de l'imperfection brouille la frontière entre le réel et le synthétique, rendant l'adoption de normes de traçabilité comme le C2PA cruciale pour authentifier les contenus créatifs et informatifs. L'IA atteint le réalisme ultime en imitant la médiocrité technique Il y a eu un développement surprenant dans le monde de la création numérique. Souvenez-vous des débuts de la génération d'images par IA, il y a à peine cinq ans. Nous rions alors des erreurs grossières : des mains à six doigts, des membres caoutchouteux et des aberrations visuelles évidentes. Si vous n'avez pas suivi l'évolution récente, sachez que la plaisanterie est terminée. Les générateurs d'images deviennent bien meilleurs pour créer des faux réalistes, et ce, grâce à une stratégie créative inattendue : rendre la qualité de l'image objectivement moins bonne. Lorsque OpenAI a lancé DALL-E, il produisait de minuscules vignettes de 256 pixels. DALL-E 2 a suivi, offrant des images plus grandes mais toujours trahies par des contours flous ou des détails incohérents. Parallèlement, des outils comme Midjourney et Stable Diffusion ont émergé, prisés par les artistes numériques. Bien qu'ils aient corrigé les défauts anatomiques, ces modèles ont imposé une signature visuelle propre à l'IA : un rendu trop lisse, trop parfait, baigné d'une lueur quasi surnaturelle qui tenait plus du portrait stylisé que de la photo candide. Cependant, une nouvelle tendance esthétique émerge en cette fin d'année 2025, marquant un tournant vers un réalisme brut qui abandonne ce vernis artificiel. L'esthétique du smartphone comme nouveau standard de réalisme Google, bien que confronté à la concurrence d'OpenAI et Meta, a réagi via son application Gemini et son nouveau modèle d'image, Nano Banana. Ce dernier est devenu viral lorsque les utilisateurs ont remarqué sa capacité troublante à préserver la ressemblance physique des sujets, bien mieux que ses concurrents. Le secret réside dans le traitement de l'image. Là où l'IA avait tendance à faire une moyenne fade et parfaite de la réalité, les nouveaux modèles comprennent que le réalisme réside dans l'imperfection. Une image crédible comporte du désordre, un éclairage médiocre et, surtout, elle imite les défauts techniques de nos appareils les plus courants. Nano Banana Pro, la version avancée de Google, ne se contente pas de dessiner ; il reproduit le "look" d'une photo prise au smartphone : contraste forcé, netteté agressive (sharpening) et gestion de l'exposition typique des petits capteurs mobiles. Nous sommes culturellement conditionnés à accepter cette esthétique comme étant "la réalité". Les photos de téléphones, optimisées pour les petits écrans grâce au traitement multi-images, ont une signature visuelle spécifique. Google a donc entraîné son générateur pour qu'il absorbe et reproduise ce style photographique amateur. Cette approche n'est pas isolée. Adobe Firefly propose désormais un réglage d'intensité visuelle pour atténuer l'aspect synthétique, tandis que Meta offre un curseur de stylisation. Dans la vidéo, des outils comme Sora 2 d'OpenAI et Veo 3 de Google sont utilisés pour générer des clips imitant la basse résolution et le grain des caméras de surveillance, rendant les faux d'autant plus convaincants qu'ils sont visuellement pauvres. La créativité à l'épreuve de l'authentification Ben Sandofsky, cofondateur de l'application photo Halide, souligne que Google contourne la "vallée de l'étrange" en adoptant ces défauts familiers. L'IA n'a pas besoin d'être réaliste au sens optique pur ; elle doit simplement imiter la façon dont nous enregistrons la réalité, avec tous ses défauts. C'est un "cheat code" créatif pour la crédibilité. Face à cette fusion entre imagerie réelle et synthétique, dont Sam Altman prédit que nous finirons par l'accepter, la question de la confiance devient centrale. La réponse technologique réside dans la norme Content Credentials de la C2PA, qui gagne du terrain. Sur la série Pixel 10 de Google, chaque image prise reçoit une signature cryptographique, qu'elle soit générée par IA ou capturée par l'objectif. L'objectif est d'éviter "l'effet de vérité implicite" : si l'on ne marquait que les images IA, tout ce qui ne serait pas marqué serait perçu comme vrai par défaut. Or, l'absence de label signifie souvent simplement une origine inconnue. Pour que ce système fonctionne, l'ensemble de la chaîne de création, des fabricants de matériel (comme Leica avec son M-11P) aux plateformes de diffusion, doit adopter ces standards. En attendant que cette transparence devienne la norme, et alors que des outils comme Photoshop intègrent de plus en plus de génération procédurale, nous entrons dans une ère où l'image, aussi imparfaite et "réelle" semble-t-elle, ne peut plus suffire à prouver sa propre vérité.

### Galerie d'image
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### Source
**[The Verge](https://www.miacc.fr/structure/the-verge_tF1wG79oP5jVtVJcuFZI)** 


## Article original écrit par
Allison Johnson

## Article
![](https://platform.theverge.com/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/ai-boat-2.png?quality=90&strip=all&crop=0,0,100,100)

Real ones will know that Mount Rainier looks too big in this image, but the re-creation of a Washington State ferry in this AI image is uncanny.﻿

_This is_ [The Stepback](https://www.theverge.com/the-stepback-newsletter)_, a weekly newsletter breaking down one essential story from the tech world. For more on smartphones and digital imagery - real or otherwise - follow [Allison Johnson](https://www.theverge.com/authors/allison-johnson). The Stepback arrives in our subscribers' inboxes at 8AM ET. Opt in for_ The Stepback _[here](https://www.theverge.com/newsletters)._

How it started
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Remember the early days of AI image generation? Oh how we laughed when our prompts resulted in people with too many fingers, rubbery limbs, and other details easily pointing to fakes. But if you haven't been keeping up, I regret to inform you that the joke is over. AI image generators are getting way better at creating realistic fakes, partly thanks to …

[Read the full story at The Verge.](https://www.theverge.com/column/843883/ai-image-generators-better-worse)

### Date
14/12/2025

**Lien :** [https://www.theverge.com/column/843883/ai-image-generators-better-worse](https://www.theverge.com/column/843883/ai-image-generators-better-worse)

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