# Scammers in China Are Using AI-Generated Images to Get Refunds
**Date de l'événement :** 19/12/2025
* Publié le 19/12/2025

## Notre decryptage
Résumé L'intelligence artificielle générative, habituellement louée pour son potentiel artistique, est désormais détournée pour une nouvelle forme de créativité malveillante : la fabrication de preuves de dommages pour escroquer les sites d'e-commerce. Des images hyperréalistes de produits détruits, générées par IA, inondent les plateformes, forçant l'industrie à remettre en question la valeur de la preuve visuelle et la confiance numérique. L'art de la fausse preuve : quand la créativité artificielle pirate l'e-commerce L'intelligence artificielle a démocratisé la création d'images, permettant à quiconque de donner vie à son imagination. Cependant, cette révolution créative a un côté sombre qui commence à ébranler les fondations du commerce en ligne mondial. Ce qui était autrefois un outil pour les artistes est devenu une arme pour les fraudeurs, transformant le processus de demande de remboursement en un exercice de falsification générative sophistiquée. Sur les plateformes sociales chinoises comme RedNote (l'équivalent d'Instagram) ou Douyin (TikTok), une nouvelle tendance inquiétante émerge : l'utilisation de l'IA pour créer des visuels de produits endommagés. Des draps déchirés aux caractères illisibles sur les étiquettes, ou des tasses en céramique fissurées avec la texture du carton déchiré, ces images témoignent d'une créativité qui défie parfois la logique physique. Comme l'a noté un vendeur stupéfait face à une tasse prétendument brisée : "Qui pourrait déchirer une tasse en céramique en couches comme s'il s'agissait de papier ?" Ces "hallucinations" visuelles ciblent principalement des secteurs spécifiques : les produits frais, les cosmétiques bon marché et les objets fragiles. Les vendeurs, souvent prompts à rembourser sans exiger de retour physique pour ces catégories, deviennent les victimes de cette ingéniosité frauduleuse. Un cas emblématique illustre les limites actuelles de cette créativité artificielle. En novembre, Gao Jing, une vendeuse de crabes vivants sur Douyin, a reçu une demande de remboursement accompagnée de photos et vidéos montrant des crustacés morts ou échappés. Mais l'IA a trahi le faussaire par son manque de cohérence biologique : des crabes aux pattes orientées vers le haut de manière antinaturelle, un spécimen doté de neuf pattes au lieu de huit, et des sexes qui changeaient d'une vidéo à l'autre. Cette tentative de "fiction réaliste", signalée à la police, a mené à la détention de l'acheteur, marquant une première réponse réglementaire face à ce détournement technologique. Le phénomène ne se limite pas à la Chine et s'industrialise. Michael Reitblat, PDG de la société de détection de fraudes Forter, note une augmentation de plus de 15 % de ces images retouchées par IA depuis le début de l'année. La barrière à l'entrée s'est effondrée : il ne s'agit plus de maîtriser Photoshop, mais simplement de savoir prompter une IA pour générer une fissure ou une bosse convaincante. Des groupes criminels organisés exploitent désormais cette facilité de création pour mener des attaques massives, réclamant des millions de dollars de remboursements sur des articles ménagers en un temps record. Face à cette vague de faux créatifs, les vendeurs tentent de riposter en utilisant eux-mêmes l'IA pour analyser la véracité des images, créant une boucle étrange où des algorithmes tentent de démasquer d'autres algorithmes. Cependant, cette guerre technologique menace l'expérience utilisateur des clients honnêtes et met en lumière une crise de confiance majeure. Ironiquement, cette tendance répond à une autre pratique controversée : l'utilisation par les vendeurs d'images de produits générées par IA qui ne correspondent pas à la réalité. Nous assistons ainsi à un face-à-face où la créativité synthétique est utilisée des deux côtés de la transaction pour tromper l'autre. Alors que les filigranes et les protections actuelles restent faciles à contourner, l'industrie doit repenser ses mécanismes de vérification. Dans un monde où l'image n'est plus une preuve du réel mais une production créative potentiellement fictive, la confiance devient la denrée la plus fragile.

### Galerie d'image
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### Source
**[Wired](https://www.miacc.fr/structure/wired_8OrXCDvPiYDBnrPCdunw)** 


## Article original écrit par
Zeyi Yang

## Article
From dead crabs to shredded bed sheets, fraudsters are using fake photos and videos to get their money back from ecommerce sites.

**Lien :** [https://www.wired.com/story/scammers-in-china-are-using-ai-generated-images-to-get-refunds/](https://www.wired.com/story/scammers-in-china-are-using-ai-generated-images-to-get-refunds/)

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