# New York’s landmark AI safety bill was defanged — and universities were part of the push against it
**Date de l'événement :** 23/12/2025
* Publié le 23/12/2025

## Notre decryptage
Résumé La loi new-yorkaise RAISE Act, initialement conçue pour encadrer strictement le développement des modèles d'intelligence artificielle, a été signée dans une version considérablement allégée par la gouverneure Kathy Hochul. Ce revirement fait suite à une campagne de lobbying menée par l'AI Alliance, un groupe réunissant géants de la tech et grandes universités, qui a argué que la régulation freinerait l'innovation et l'écosystème technologique créatif de l'État. L'innovation avant la précaution : comment la loi sur la sécurité de l'IA a été réécrite à New York C'est une victoire pour les partisans d'une innovation débridée, mais un coup dur pour les défenseurs d'une régulation stricte des technologies génératives. Le RAISE Act (Responsible AI Safety and Education Act), texte législatif phare de l'État de New York, a été promulgué il y a quelques jours par la gouverneure Kathy Hochul. Cependant, le texte final diffère radicalement de celui voté par le Sénat et l'Assemblée en juin dernier. Sous la pression conjointe des géants de la Silicon Valley et du monde académique, la loi a été réécrite pour devenir beaucoup plus favorable aux entreprises technologiques, au nom de la défense de l'écosystème d'innovation. Une campagne publicitaire, financée à hauteur de 17 000 à 25 000 dollars par l'AI Alliance, a ciblé la législation initiale en affirmant qu'elle "étoufferait la création d'emplois". Ce consortium ne regroupe pas seulement des acteurs majeurs comme Meta, IBM, et Hugging Face, mais aussi des institutions universitaires prestigieuses telles que l'Université de New York (NYU), Cornell, Yale et Northeastern. Le message diffusé auprès de plus de deux millions de personnes était clair : pour garantir un avenir où le développement de l'IA reste ouvert et compétitif, il ne fallait pas entraver la "machine à innovation" de l'Empire State. L'implication des universités dans ce lobbying soulève des questions sur l'indépendance de la recherche et de la formation des futurs créateurs. Alors que 150 parents avaient écrit à la gouverneure pour exiger une signature sans modification du texte original, les institutions académiques ont choisi de s'aligner sur l'industrie. Cela s'explique en partie par les liens étroits qui se tissent entre ces deux mondes : OpenAI et Anthropic multiplient les partenariats pour offrir leurs outils génératifs aux étudiants et chercheurs. Northeastern offre ainsi un accès à Claude à 50 000 membres de son campus, tandis qu'OpenAI finance une initiative sur l'éthique du journalisme à NYU. Ces outils, désormais au cœur des processus créatifs et éducatifs, constituent un levier d'influence majeur. La version originale du RAISE Act imposait aux développeurs de modèles d'IA de ne pas publier de systèmes présentant un "risque déraisonnable de préjudice critique", incluant des dommages massifs ou l'absence d'intervention humaine significative. Cette clause a été supprimée dans la version finale signée par Hochul, qui a également allongé les délais de signalement des incidents de sécurité et réduit les amendes potentielles. L'AI Alliance, qui prône officiellement une démocratisation des bénéfices de l'IA générative et la création de jeux de données "dignes de confiance", n'était pas seule dans ce combat. Le super PAC "Leading the Future", soutenu par des figures d'OpenAI et d'Andreessen Horowitz, a également investi pour contrer les législateurs porteurs du projet. Au final, l'argument de la préservation du potentiel créatif et économique de l'IA l'a emporté sur les garde-fous de sécurité, redéfinissant le cadre dans lequel les industries culturelles et technologiques devront opérer à New York.

### Galerie d'image
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### Source
**[The Verge](https://www.miacc.fr/structure/the-verge_tF1wG79oP5jVtVJcuFZI)** 


## Article original écrit par
Hayden Field

## Article
![](https://platform.theverge.com/wp-content/uploads/sites/2/2025/06/STK485_STK414_AI_SAFETY_A.jpg?quality=90&strip=all&crop=0,0,100,100)

A group of tech companies and academic institutions spent tens of thousands of dollars in the past month - likely between $17,000 and $25,000 - on an ad campaign against New York's landmark AI safety bill, which may have reached more than two million people, according to Meta's Ad Library.

The landmark bill is called the RAISE Act, or the Responsible AI Safety and Education Act, and days ago, a version of it was signed by New York Governor Kathy Hochul. The closely watched law [dictates](https://legislation.nysenate.gov/pdf/bills/2025/S6953B) that AI companies developing large models - OpenAI, Anthropic, Meta, Google, DeepSeek, etc. - must outline safety plans and transparency rules for reporting …

[Read the full story at The Verge.](https://www.theverge.com/ai-artificial-intelligence/849293/ai-alliance-universities-colleges-funding-ad-campaign-against-raise-act)

### Date
23/12/2025

**Lien :** [https://www.theverge.com/ai-artificial-intelligence/849293/ai-alliance-universities-colleges-funding-ad-campaign-against-raise-act](https://www.theverge.com/ai-artificial-intelligence/849293/ai-alliance-universities-colleges-funding-ad-campaign-against-raise-act)

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