# How Claude Code Is Reshaping Software—and Anthropic
**Date de l'événement :** 22/01/2026
* Publié le 22/01/2026

## Notre decryptage
Résumé L'outil Claude Code et le modèle Opus 4.5 d'Anthropic marquent un tournant décisif dans l'industrie logicielle, transformant le codage en un processus créatif assisté par des agents autonomes. En automatisant les tâches techniques fastidieuses, l'IA permet aux développeurs de se concentrer sur l'architecture et l'innovation. Avec le lancement de "Cowork", Anthropic étend désormais cette philosophie de libération créative à l'ensemble des métiers intellectuels. L'IA réinvente l'acte de créer : quand l'automatisation libère l'ingénieur La Silicon Valley ne bruisse que de cela depuis des mois : Claude Code, l'outil de programmation d'Anthropic, redéfinit les frontières de la création technique. Récemment, l'enthousiasme est monté d'un cran. J'ai rencontré Boris Cherny, responsable de Claude Code, pour comprendre comment cette technologie transforme le métier de développeur en une activité de pure supervision créative. Selon Cherny, l'objectif était la simplicité absolue. Le succès est tel qu'en interne, la moitié de l'équipe commerciale d'Anthropic l'utilise déjà, prouvant que la barrière technique s'effondre. L'évolution a été fulgurante. Entre 2021 et 2024, les outils n'étaient que des correcteurs automatiques glorifiés. Début 2025, l'ère "agentique" a commencé : des startups comme Cursor ou Windsurf ont permis aux développeurs de décrire une fonctionnalité en langage naturel et de laisser l'IA l'exécuter. Claude Code s'inscrit dans cette mouvance, conçu non pas pour les capacités de l'IA au moment de son lancement, mais pour celles, exponentielles, à venir. Le pari a payé avec l'arrivée de Claude Opus 4.5. Pour de nombreux experts, c'est un point d'inflexion. Kian Katanforoosh, chargé de cours à Stanford, note que ses ingénieurs seniors préfèrent désormais Claude Code. Selon lui, le modèle ne se contente pas d'imiter le code humain ; il identifie des structures plus ingénieuses, optimisant la création elle-même. Sur le plan économique, cette libération des tâches ingrates séduit massivement. En novembre dernier, Claude Code a atteint 1 milliard de dollars de revenus récurrents annualisés (ARR). Fin 2025, ce chiffre continuait de grimper, représentant une part significative des 9 milliards de dollars de revenus d'Anthropic. Mais l'ambition d'Anthropic dépasse le code. L'entreprise souhaite appliquer cette dynamique à tous les secteurs créatifs et intellectuels avec "Cowork", un agent capable de gérer fichiers et logiciels sans ligne de commande. L'objectif ? Supprimer la friction administrative pour laisser place à la valeur ajoutée humaine. Entretien avec Boris Cherny : vers une abstraction créative WIRED : L'engouement autour de Claude Code explose maintenant. Pourquoi ce déclic ? BORIS CHERNY : Nous avons lancé Claude Code il y a un an, sans savoir si le codage "agentique" — autonome — serait viable. Très vite, cela a fonctionné. Au début, j'écrivais 5 % de mon code avec l'outil. Avec les modèles Opus 4 et Sonnet 4, c'est passé à 30 %. Aujourd'hui, avec Opus 4.5, 100 % de mon code est généré par Claude Code. Et je programme tous les jours. Comment l'usage évolue-t-il au sein des entreprises ? Il y a un an, on utilisait le chat. Aujourd'hui, avec Claude Code ou Cowork, l'IA est un agent : elle utilise des outils, lit vos fichiers, interagit avec Slack. Elle abat un travail considérable. Je crois que nous entrons dans l'âge d'or pour ceux qui aiment jongler avec les idées. Les utilisateurs les plus productifs sont ceux qui lancent plusieurs agents en parallèle sur différentes tâches, puis vérifient le résultat. C'est une gestion de flux créatifs multiples. Comment Anthropic s'adapte-t-elle à ce succès viral en interne ? Nos employés sont les premiers adeptes. L'adoption a été immédiate et massive. Presque 100 % de nos ingénieurs utilisent Claude Code en permanence. L'équipe qui développe l'outil l'utilise pour écrire 95 % de son propre code. Nous améliorons le produit en étant nos propres cobayes, ce qui garantit qu'il répond aux exigences de sécurité et de fluidité des grandes entreprises. Comptez-vous vendre l'agent "Cowork" à d'autres types de travailleurs intellectuels ? Cowork est notre nouveau pari : c'est l'équivalent de Claude Code pour ceux qui ne programment pas. Je l'utilise moi-même pour la gestion de projet. C'est une nouvelle façon de travailler. En tant qu'ingénieur, je n'ai jamais pris autant de plaisir, car je n'ai plus à faire le travail fastidieux. Je pense que cette transformation va toucher tous les métiers. Certains ingénieurs sont déstabilisés à l'idée de ne plus coder eux-mêmes. Quel est votre conseil ? Notre industrie a toujours vécu des transitions. Mon grand-père programmait sur des cartes perforées en Union soviétique. Puis est venu le code machine, le langage C, Python... Nous vivons une nouvelle étape dans cette continuité d'abstraction. Les agents sont la suite logique. Il y a une courbe d'apprentissage, mais les outils vont devenir de plus en plus intuitifs. Combien d'agents faites-vous tourner par jour ? Dès le réveil, je lance trois ou quatre agents de codage sur mon téléphone. Au bureau, j'en lance d'autres. À tout moment, j'ai entre cinq et dix agents qui travaillent pour moi sur différents terminaux. J'utilise aussi Cowork pour scanner nos feuilles de calcul et relancer automatiquement sur Slack les ingénieurs qui n'ont pas rempli leurs informations. À quoi faut-il s'attendre pour l'année à venir ? Les agents IA vont prendre en charge toutes les tâches rébarbatives de nos vies : remplir des formulaires, déplacer des données, envoyer des emails. Ce qui est arrivé au développement logiciel cette année va s'étendre à tout le reste. Cela va nous libérer pour faire ce que nous aimons vraiment. C'est une rupture qu'il faudra gérer, mais c'est fantastique : cela me permet d'apprécier mon travail et mes journées comme jamais auparavant.

### Galerie d'image
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### Source
**[Wired](https://www.miacc.fr/structure/wired_8OrXCDvPiYDBnrPCdunw)** 


## Article original écrit par
Maxwell Zeff

## Article
WIRED spoke with Boris Cherny, head of Claude Code, about how the viral coding tool is changing the way Anthropic works.

**Lien :** [https://www.wired.com/story/claude-code-success-anthropic-business-model/](https://www.wired.com/story/claude-code-success-anthropic-business-model/)

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