# Are You ‘Agentic’ Enough for the AI Era?
**Date de l'événement :** 26/02/2026
* Publié le 26/02/2026

## Notre decryptage
Résumé La Silicon Valley opère une mutation majeure sous l'impulsion des outils de codage par IA. Les profils techniques cèdent le pas aux individus à forte "agentivité", capables non plus de produire du code, mais d'orchestrer des agents artificiels. Pour des acteurs comme Notion, la créativité ne réside plus dans l'exécution, mais dans la direction d'IA, redéfinissant ainsi la valeur du travail humain vers la supervision et la stratégie pure. L'ère de la créativité augmentée : quand l'IA force l'humain à devenir chef d'orchestre La Silicon Valley a toujours valorisé les individus dotés d'une forte capacité d'action, ceux qui imposent leurs idées au monde par leur indépendance d'esprit. Mais l'essor spectaculaire des performances des outils de codage par intelligence artificielle, tels que Claude Code ou Codex, est en train de redéfinir cette notion. L'industrie ne cherche plus seulement des exécutants brillants, mais des profils "agentiques", capables de diriger la machine. Akshay Kothari, cofondateur de Notion, la startup de productivité valorisée à 11 milliards de dollars, pose un constat lucide : les agents d'aujourd'hui sont peut-être déjà plus capables techniquement que les humains. Plus inquiétant pour les créatifs, il souligne que même le "goût", longtemps considéré comme un bastion humain unique, pourrait être maîtrisé par l'IA. Selon lui, à terme, la seule chose qui restera propre à l'humain sera l'agentivité, c'est-à-dire la volonté et la capacité de décision. Cette vision, bien que radicale pour le grand public, s'impose comme une évidence dans la Tech. Si certains débats culturels, relayés notamment par un essai viral du Harper's, critiquent cette quête d'agentivité comme une simple course à l'attention en ligne, la réalité opérationnelle est tout autre. Les fondateurs et investisseurs observent un changement structurel dans la manière de créer. Des millions de développeurs automatisent désormais leur travail. La valeur d'un créateur technique ne réside plus dans l'acte d'écrire du code, mais dans sa capacité à décider sur quoi les agents IA doivent travailler. Simon Last, l'autre cofondateur de Notion, incarne parfaitement cette transition vers une nouvelle forme de créativité. Après avoir codé manuellement pendant près de deux décennies, il a brusquement arrêté. Il utilise désormais jusqu'à quatre agents d'IA simultanément. Il décrit une forme d'anxiété nouvelle : s'il n'a pas d'agents travaillant en arrière-plan pendant qu'il dort ou qu'il est en société, il a l'impression de perdre du temps. Pour lui, savoir exploiter ces agents est devenu la compétence la plus cruciale au monde. Il ne s'agit pas d'une compétence technique classique, mais d'une ouverture d'esprit et d'une curiosité permettant d'essayer chaque nouveauté. La valeur qu'une telle personne peut créer devient exponentielle, car elle n'est plus limitée par sa propre vitesse d'exécution. Last agit désormais comme un "super-créateur" qui ne gère pas des humains, mais des agents. Sa méthode de travail s'apparente à celle d'un directeur de création : il délègue constamment, puis passe son temps à revoir, corriger et affiner le travail produit par l'IA. Chez Notion, cette philosophie influence directement le recrutement. L'entreprise ne licencie pas, mais cherche des profils différents. Il y a aujourd'hui plus de valeur à posséder quelques profils comme Simon Last que des milliers d'ingénieurs classiques. Les nouvelles recrues doivent comprendre cette nouvelle méthode de travail où la productivité et la créativité sont démultipliées. Kothari est convaincu que cette logique va bientôt déborder du cadre de l'ingénierie pour toucher la finance, le juridique et, inévitablement, les industries créatives. Du côté des investisseurs, le signal est clair. Jennifer Li, du fonds Andreessen Horowitz, considère comme un signal d'alarme le fait qu'un fondateur n'utilise pas ces outils. Yoni Rechtman, de Slow Ventures, confirme que les startups, comme Phoebe dans le domaine de la santé, ne cherchent plus une exécution brute. Elles veulent des profils capables de construire la "machine" qui permet de créer vite et de bout en bout avec des agents. L'objectif est de s'affranchir de l'exécution pour se concentrer sur des tâches d'ordre supérieur. Si le terme "agentique" peut parfois sembler prétentieux dans la culture web, suggérant une vision du monde divisée entre des "personnages principaux" et des figurants, il n'en demeure pas moins qu'il désigne une compétence réelle. Dans un monde où l'IA peut exécuter n'importe quelle tâche technique ou créative basique, la valeur se déplace vers ceux qui savent, littéralement, donner les ordres.

### Galerie d'image
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### Source
**[Wired](https://www.miacc.fr/structure/wired_8OrXCDvPiYDBnrPCdunw)** 


## Article original écrit par
Maxwell Zeff

## Article
Silicon Valley built AI coding agents that can handle most of the grunt work. Now, the most valuable skill in tech is deciding what they should do.

**Lien :** [https://www.wired.com/story/silicon-valley-agentic-individuals-future-of-work/](https://www.wired.com/story/silicon-valley-agentic-individuals-future-of-work/)

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