# Inside OpenAI’s Race to Catch Up to Claude Code
**Date de l'événement :** 11/03/2026
* Publié le 11/03/2026

## Notre decryptage
Résumé. Pris de court par le succès de Claude Code d'Anthropic, OpenAI accélère le développement de son agent Codex. Cette course technologique redéfinit l'industrie créative : la programmation n'est plus une simple tâche technique. Libérés des lignes de code, créateurs et novices deviennent les architectes de leurs logiciels, orchestrant l'IA pour donner vie à leurs idées en un temps record. Sam Altman est assis dans le tout nouveau siège d'OpenAI à San Francisco. Autour de lui, l'ambiance tient presque du sanctuaire dédié à l'illumination technologique. Mais derrière cette sérénité apparente, une véritable course contre la montre se joue. La question n'est plus seulement de savoir comment l'intelligence artificielle va automatiser le code, mais comment elle est en train de transformer radicalement le processus créatif de la conception logicielle. Et pour le moment, le nom qui domine cette révolution n'est pas OpenAI. Anthropic, un rival fondé par d'anciens employés d'OpenAI, a pris une avance fulgurante avec son agent de programmation, Claude Code. Ce produit génère déjà plus de 2,5 milliards de dollars de revenus annualisés. En face, la version d'OpenAI, Codex, plafonnait à un peu plus d'un milliard de dollars fin janvier. Altman reconnaît l'enjeu. Pour lui, le code est la clé qui débloquera un marché de plusieurs milliers de milliards de dollars. Pourtant, en coulisses, l'entreprise a dû cravacher pour rattraper son retard. L'histoire avait pourtant bien commencé. En 2021, les dirigeants d'OpenAI présentaient une première version de Codex, capable de transformer des commandes en anglais en simples lignes de code. Microsoft l'a rapidement intégré à son outil GitHub Copilot. Mais le succès planétaire de ChatGPT fin 2022 a détourné l'attention. OpenAI a mis de côté le développement d'une équipe dédiée au code pour se concentrer sur des modèles multimodaux et l'industrie grand public, comme le générateur d'images DALL-E 2. Pendant ce temps, Anthropic a saisi l'opportunité. En entraînant ses modèles sur des bases de code complexes et brouillonnes, l'entreprise a su séduire. Des startups comme Cursor ont permis aux utilisateurs d'adopter une approche purement créative de la programmation, en demandant des modifications en langage naturel. Rapidement, cette méthode a donné naissance à la tendance du vibe coding : un processus où l'humain devient un directeur artistique qui oriente le projet, pendant que l'IA se charge de l'exécution technique. Face à l'ascension de Cursor et à l'arrivée de Claude Code, OpenAI a tenté d'acquérir la startup Windsurf pour 3 milliards de dollars. L'accord a échoué, en partie à cause des exigences de Microsoft concernant la propriété intellectuelle. OpenAI a donc dû puiser dans ses propres ressources pour innover. De petites équipes internes ont fusionné dans le cadre d'un sprint intensif en mars 2025 pour développer un produit concurrent. Alexander Embiricos, responsable produit pour Codex, a eu une révélation en créant une démonstration nommée Jam. Contrairement aux modèles précédents qui se contentaient de suggérer du code, Jam interagissait directement avec l'ordinateur via la ligne de commande. Embiricos a compris que la véritable liberté de création ne passerait pas par de simples écrans partagés, mais en donnant aux modèles un accès direct pour exécuter la vision du créateur en toute autonomie. Aujourd'hui, propulsé par de nouveaux modèles de raisonnement comme o1, o3 et récemment GPT-5.2, Codex rattrape son retard. De septembre 2025 à janvier 2026, son utilisation est passée de 5 pourcent à près de 40 pourcent de celle de Claude Code. Le véritable bouleversement est culturel. Des personnes n'ayant aucune expérience en programmation commencent à concevoir des projets logiciels sur mesure. Lors d'un hackathon au siège d'OpenAI, des ingénieurs ont bâti en une après-midi des outils complexes, comme des générateurs de rapports Slack ou des guides internes, simplement en dialoguant avec Codex. Greg Brockman, président d'OpenAI, illustre parfaitement cette transition de l'artisanat technique vers la direction créative. Il a récemment demandé à Codex de recréer entièrement un jeu qu'il avait lui-même codé il y a des années. Grâce à un seul prompt bien rédigé, l'IA a produit un jeu fonctionnel de A à Z. Pour Brockman, cette nouvelle ère est incroyablement libératrice. L'esprit n'est plus encombré par des détails techniques inutiles. Les créateurs se retrouvent aujourd'hui à la tête d'une flotte de centaines de milliers d'agents qui accomplissent leur vision. Cependant, ce nouveau rôle de chef d'orchestre s'accompagne d'un sentiment paradoxal : celui de perdre parfois le pouls du problème technique initial. Mais à l'heure où des entreprises comme Cisco rendent l'usage de ces outils obligatoire pour rester pertinent, l'acte de concevoir un logiciel ressemble définitivement moins à l'écriture fastidieuse de lignes de code qu'à la direction créative d'un grand studio de production.

### Galerie d'image
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### Source
**[Wired](https://www.miacc.fr/structure/wired_8OrXCDvPiYDBnrPCdunw)** 


## Article original écrit par
Maxwell Zeff

## Article
Why is the biggest name in AI late to the AI coding revolution?

**Lien :** [https://www.wired.com/story/openai-codex-race-claude-code/](https://www.wired.com/story/openai-codex-race-claude-code/)

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