# Nick Clegg Doesn’t Want to Talk About Superintelligence
**Date de l'événement :** 11/03/2026
* Publié le 11/03/2026

## Notre decryptage
Résumé Nick Clegg, ancien de Meta, rejoint la start-up éducative Efekta. Loin des discours alarmistes, il voit l'IA comme un outil d'apprentissage interactif, comparable à la calculatrice, qui ne détruira pas nos compétences créatives ou rédactionnelles. S'inquiétant de la concentration des pouvoirs technologiques, il défend l'open source pour stimuler l'innovation face aux excès réglementaires. Nick Clegg n'est ni un technoprophète ni un apocalyptique de l'intelligence artificielle. L'ancien responsable des affaires mondiales de Meta a pris ses distances avec les fantasmes de superintelligence qui animent la Silicon Valley. Depuis son départ en janvier 2025, il a choisi de se tourner vers des applications plus concrètes en rejoignant le conseil d'administration de Nscale et d'Efekta, une start-up éducative. Pour le secteur des industries créatives et de la transmission des savoirs, sa vision offre un éclairage pragmatique sur la façon dont l'IA va remodeler nos pratiques. Loin du battage médiatique, Clegg rappelle une vérité essentielle pour tout créateur : l'IA est à la fois très polyvalente et profondément stupide. Elle excelle dans des tâches précises, comme le codage, mais reste inutile dans bien d'autres domaines. Le risque, selon lui, est de tomber dans l'anthropomorphisme, une erreur fondamentale qui nous empêche de voir l'IA pour ce qu'elle est : un outil d'assistance et non un esprit créateur autonome. C'est dans l'éducation que Clegg voit le premier bouleversement positif. Avec Efekta, qui déploie un assistant pédagogique basé sur l'IA pour 4 millions d'élèves, l'objectif est d'atteindre le rêve des éducateurs : la personnalisation interactive. Face aux craintes de voir une génération d'étudiants utiliser les chatbots comme béquilles pour rédiger des essais ou résoudre des problèmes, au détriment de leur propre développement créatif et intellectuel, Clegg dresse un parallèle historique. Tout comme l'invention de la calculatrice n'a pas détruit la capacité humaine à réfléchir, l'IA bien intégrée par de bons enseignants aura un effet net positif. Les élèves s'en serviront de toute façon ; l'enjeu est de l'incorporer intelligemment dans le processus de création et d'apprentissage. Cependant, en tant qu'observateur des industries culturelles et technologiques, Clegg s'inquiète d'un paradoxe de pouvoir majeur. Si l'IA dote les individus de nouvelles capacités créatives, elle concentre simultanément un pouvoir inouï entre les mains d'une poignée d'acteurs sur la côte ouest américaine et en Chine. Le coût astronomique des infrastructures nécessaires aux grands modèles de langage risque de réduire drastiquement la diversité des acteurs capables d'innover et de créer. Cette concentration est exacerbée par le climat politique. Clegg observe l'alignement récent de la Silicon Valley sur l'administration Trump et les débats sur la modération des contenus, où le terme de censure est souvent détourné à des fins politiques. En tant qu'ancien créateur du Conseil de surveillance de Meta, il regrette que ce modèle d'arbitrage indépendant sur la liberté d'expression n'ait pas inspiré d'autres plateformes, limitant ainsi les garanties pour les créateurs de contenus. Mais c'est envers l'Europe que l'ancien vice-Premier ministre britannique est le plus sévère. Il qualifie l'IA Act européen d'acte d'automutilation, rédigé avant même l'émergence de ChatGPT. Selon lui, cette régulation rigide est une trahison envers les entrepreneurs et créateurs européens qui tentent de développer des modèles fondationnels et de garantir la souveraineté technologique et culturelle du continent face aux méthodes brutales appliquées aux Etats-Unis contre des entreprises comme Anthropic. Pour contrer cette asymétrie et préserver un écosystème créatif diversifié, Clegg voit une solution : l'open source. C'est, selon lui, le meilleur moyen de démocratiser l'accès à ces outils puissants, d'éviter l'oligopole des modèles propriétaires, et de permettre aux créateurs et innovateurs du monde entier de s'approprier l'intelligence artificielle pour créer librement.

### Galerie d'image
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### Source
**[Wired](https://www.miacc.fr/structure/wired_8OrXCDvPiYDBnrPCdunw)** 


## Article original écrit par
Joel Khalili

## Article
After leaving Meta last year, the former deputy prime minister of the UK is charting a new path in the AI industry that has nothing to do with AGI.

**Lien :** [https://www.wired.com/story/nick-clegg-ai-startup-efekta-superintelligence/](https://www.wired.com/story/nick-clegg-ai-startup-efekta-superintelligence/)

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