# Sears Exposed AI Chatbot Phone Calls and Text Chats to Anyone on the Web
**Date de l'événement :** 17/03/2026
* Publié le 17/03/2026

## Notre decryptage
Résumé En voulant innover avec la création de son IA conversationnelle Samantha, la marque Sears a provoqué une fuite de données massive. Des millions d'échanges ont été exposés en ligne. Entre erreurs de design interactif, dialogues absurdes face à la machine et captations audio accidentelles de l'intimité des usagers, ce fiasco souligne les défis créatifs et éthiques de l'automatisation. L'enseigne historique américaine Sears, aujourd'hui largement effacée du paysage physique, a tenté un saut créatif vers l'avenir pour maintenir à flot son service de réparation d'électroménager. Sa trouvaille : concevoir une identité virtuelle moderne à travers une intelligence artificielle nommée Samantha, propulsée par la technologie kAIros. Mais la création de cette persona numérique s'est heurtée au mur de la réalité technique et éthique, révélant les failles d'un design conversationnel encore balbutiant. Le mois dernier, Jeremiah Fowler, chercheur en sécurité chez Black Hills Information Security, a fait une découverte troublante. L'infrastructure soutenant cette création interactive était laissée à l'air libre. Trois bases de données non sécurisées hébergeaient les traces de ce grand théâtre entre humains et machines : 3,7 millions de journaux de discussion, 1,4 million de fichiers audio et de retranscriptions textuelles datant de 2024 à nos jours. Ces archives contenaient l'identité des clients de Sears Home Services, leurs coordonnées, leurs historiques de réparation, mais aussi les coulisses brutes de leur interaction avec l'IA. Ce qui frappe dans cette fuite n'est pas seulement la négligence technique de l'entreprise Transformco, propriétaire de Sears. C'est la mise en lumière des immenses lacunes dans la conception de l'expérience utilisateur. Les retranscriptions dévoilent des dialogues aux frontières de l'absurde, illustrant la frustration des consommateurs face à un outil mal calibré. L'écriture du chatbot se veut d'abord rassurante, la machine affirmant être pleinement équipée pour résoudre le problème sans imposer l'attente d'un agent humain. Pourtant, quelques minutes plus tard, l'illusion de l'intelligence s'effondre et l'IA, incapable de mener à bien sa tâche, demande elle-même à transférer l'appel vers un opérateur en chair et en os. Le naufrage du design interactif culmine dans cette archive où un client, coincé dans une boucle infernale avec la voix virtuelle de Samantha pendant plus de deux heures, répète vingt-huit fois de suite la même question sur l'arrivée de son technicien. Face à l'incapacité de l'interface à s'adapter, l'usager finit par scander à la machine sa propre nature artificielle, répétant en boucle qu'elle n'est qu'un ordinateur. Plus inquiétant encore, l'architecture de cette IA a généré une captation sonore involontaire digne d'une performance sonore indiscrète. De nombreux fichiers ont continué d'enregistrer l'environnement des clients jusqu'à quatre heures après la fin supposée de l'appel interactif. Ces enregistrements fantômes ont capté le bruit des téléviseurs, des conversations privées et le quotidien de personnes persuadées d'avoir raccroché, offrant une matière sonore intime qui n'aurait jamais dû être documentée, ni exposée aux cyberattaques. L'urgence pour les entreprises d'intégrer l'IA générative dans leurs processus les pousse souvent à négliger l'art délicat de l'interaction humain-machine. Carissa Veliz, auteure et professeure associée à l'Université d'Oxford, souligne que si la machine peut parfois offrir un espace d'échange perçu comme rassurant, l'imposition de ces créatures virtuelles sans filet de sécurité détruit la confiance. Pour elle, la conception de ces services doit impérativement inclure le choix : celui de parler à un humain et celui de refuser l'enregistrement. Sans cette considération créative et éthique, l'utilisateur n'est plus le spectateur d'une innovation, mais le sujet exploité d'une technologie aliénante.

### Galerie d'image
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### Source
**[Wired](https://www.miacc.fr/structure/wired_8OrXCDvPiYDBnrPCdunw)** 


## Article original écrit par
Lily Hay Newman, Matt Burgess

## Article
Customer conversations with chatbots can include contact information and personal details that make it easier for scammers to launch phishing attacks and commit fraud.

**Lien :** [https://www.wired.com/story/sears-exposed-ai-chatbot-phone-calls-and-text-chats-to-anyone-on-the-web/](https://www.wired.com/story/sears-exposed-ai-chatbot-phone-calls-and-text-chats-to-anyone-on-the-web/)

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